Séjourner à Rivas ou à San Jorge ? Note opinion est claire

Nous avons eu un choc en arrivant à Rivas et ce dès les premières minutes aussitôt débarqués du bus. Rivas a beau être une petite ville (pop 50,600) selon le Lonely Planet 2013 mais n’en demeure pas moins que nous ne nous sommes pas sentis du tout les bienvenus juste avec la froideur de la population à notre égard. On peut y palper facilement cette indifférence marquante quand on cherche à croiser leur regard en y attendant un sourire répondant aux nôtres comme nous sommes habitués depuis notre arrivée au pays le 12 janvier 2016. Quand les gens nous regardent c’est de la tête aux pieds et sans sourire comme pour passer un « scan » vite fait sur ces extraterrestres gringos. Nous avons pourtant la même attitude que dans tous les endroits que nous avons visités à ce jour c’est-à-dire sourire, amabilité, courtoisie, politesse et ceci dit en toute humilité car nous sommes ainsi. Nous parlons assez espagnol pour communiquer et ne pouvons pas nous faire traiter de gringos unilingues et hautains car nous sommes vêtus très modestement et voyageons avec un petit budget ce qui signifie que nous recherchons des petits restaurants locaux et aimons être mêlés au peuple en communiquant avec eux. Malgré ce que je vous décris, rien ne fonctionne ici sauf rares exceptions. Nous avons baissé les bras et acceptons difficilement que Rivas a une mentalité généralisé pour les touristes et que c’est ainsi sans que nous ne désirions analyser pourquoi. On peut avancer sur le bout des touches de claviers de mon portable que Rivas est une ville située entre la très touristique ville de San Juan del sur et la isla Ometepe et que les locaux de Rivas en ont marre de ces touristes de passage qu’ils voient régulièrement passer sans séjourner très longtemps dans leur ville. Peut-être que oui et peut-être que non aussi. Les chauffeurs de taxi sont en compétition et s’en trouvent parmi eux qui nous ont demandé des prix qui frisent le mépris pour se rendre à San Jorge qui n’est pourtant situé qu’à 4 km. L’un deux nous a demandé 7 dollars US et a refusé de nous embarquer quand nous avons essayé de négocier en lui disant quand nous y étions allés la veille pour 60 cordobas soit un peu plus de 2 dollars US. La différence est tout de même notoire pour le même trajet. La majorité des gens que nous avons croisés ne nous ont même pas regardés et nous ont systématiquement ignorés même avec une tentative de notre part de communiquer par les yeux avec un sourire. Au risque de me faire ostraciser, je vais même aller plus loin en affirmant que les touristes de tous âges que nous avons croisés ici, ont le nez en l’air et ne regardent personne. Il me semble qu’entre touristes, un petit regard complice en guise de salutations est de mise du moins dans notre culture québécoise. Ce sont en plus des jeunes pour la vaste majorité ce qui est encore plus aberrant. Si j’étais Nicaraguayen, j’aurais peut-être la même attitude avec les touristes avec ces comportements hautains et sans chaleur humaine. Nous avons été témoins de ces attitudes dans les autres villes et villages que nous avons visités aussi mais heureusement que le peuple ne semblent pas juger tous les touristes en les mettant tous au même niveau. Mais ici à Rivas, le choc fut pénible. J’ai comme eu un point d’arrêt dans note voyage. Comme une baisse de désir de poursuivre le périple. J’ose même affirmer que les voyageurs européens ont en majorité cette attitude négative que je vous décris plus haut. Si le chapeau vous fait, je suis prêt à recevoir vos critiques même les plus incisives mais diable, expliquez-moi pourquoi. Si vous ne parlez pas la langue, sachez que les latinos parlent couramment le langage du cœur et des yeux.

Bon c’est assez, fallait que je dégage ce morceau qui passait mal dans ma caboche.

San Jorge maintenant. Pur charme que ce petit village de 8600 âmes toujours selon le Lonely Planet de 2013. Nous nous attendions à un petit village poussiéreux et ennuyeux servant seulement de transit entre Rivas et l’île de Ometepe. Mais quelle belle surprise car il n’en est rien bien au contraire. Ce village est fort agréable avec une population accueillante et souriante. Nous avons beaucoup marché dans les petites ruelles et avons découvert le vrai Nicaragua. Quelle soulagement de vivre ça seulement à 4 km de l’ineffable Rivas. Nous avons été mangé hier à la Pizza Mania dont la très sympathique et amicale Jamy est la propriétaire. Nous avons marché aller-retour de notre hôtel Dalinky situé à deux pas des ferries pour s’y rendre. Ce restaurant, qui est presque le seul, est situé autour du petit parc central et nous vous le recommandons fortement. Le service y est impeccable et la pizza était absolument exquise hier soir. Notez que cette pizzeria n’ouvre qu’à partir de 15h. On peut y joue au billard non loin de là. Nous étions à la noirceur pour les deux trajets et jamais mais oh grand jamais, nous ne nous sommes sentis en danger. Il y avait des gens y marchant avec des enfants ou seuls et l’absence de personnes à la mine patibulaire était flagrante. Nous avons décidé de passer une autre nuit à l’hôtel Dalinky avant de traverser sur Ometepe. Comment résister avec une belle petite chambre propre avec literie immaculée et un bon matelas confortable avec salle de bain privée et ventilateur en plus de la TV et d’un wifi muni d’un signal puissant qui peut osciller occasionnellement parfois comme pour la réception de canaux télévisés dû au vent fort qui semble coutume ici. J’oubliais la piscine et le petit déjeuner inclus. Le tout pour $25.00 US. Un seul bémol pour cette chambre 18 est que la chaleur y est assez intense et que le ventilateur du plafond ne fournit pas assez d’air.

Nous avons marché de San Jorge à Rivas et ce fut fort agréable aussi. La chaleur était intense et la marche aussi. Nous avons fait une halte au charmant petit restaurant El Chontaleño de Rivas qui est juste au début de la route menant à San Jorge. Daniela nous a accueillis très chaleureusement et nous a préparé deux excellents batidos à 20 cordobas chacun ce qui n’est pas cher du tout. Daniela est la fille de la propriétaire. Nous vous recommandons finalement de faire un arrêt à la farmacia Porto Banco de San Jorge pour y déguster leur excellent ceviche à peu de frais. Les prix varient de 20 à 50 cordobas. Nous avons pris chacun celui à 30 cordobas qui est le mediano et en avons eu amplement. Il y a des bancs à l’ombre à l’extérieur en plus pour vous délecter de ces petites merveilles. Cette pharmacie /pulperia est située entre le parc central de San Jorge et Rivas.

Voilà pour le moment et c’est une histoire à suivre…….

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Écrit le 26 février 2016 à l’hôtel Dalinky de San Jorge, Nicaragua