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découvrir le Ghana

Accra, Ghana
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42 posts
3 avis
découvrir le Ghana

Un récit de voyage pour vous donner, je l'espère, l'envie d'y aller.

J'ai choisi de découvrir le pays et ses habitants.

Je logeais principalement chez l'habitant; et lors des déplacements, dans des guest house.

Le vol Bruxelles-Casablanca-Accra :

Départ de Bruxelles le 3 juillet et arrivée à Accra le 4 dans la nuit. Long transit à Casablanca, 6 heures ! Problème de moteurs, nous devons prendre un autre vol pour Accra avec une escale de 40 minutes à Cotonou.

Bref j'arrive avec deux heures de retard sur l'horaire prévu. Le temps de récupérer mes bagages, de passer les contrôles de police, douane, remplir le formulaire d'immigration : il est 5 heures du matin et à la sortie de l'aéroport de Kotoka, derrière les barrières, pas de visages connus... mes hôtes ne sont pas là ! Un membre de la sécurité m'interpelle pour savoir à quel hôtel je me rends et si je souhaite un taxi. Je lui explique qu'un ami venait me chercher mais que mon avion devait atterir

à 3 heures et que je suppose qu'il est rentré dormir ???

Très gentiment cet agent de la sécurité me propose son gsm pour appeler mon ami ghanéen... eh bien oui ! il dormait....

Première image de l'Afrique : pas de panique, ni de prise de tête... on prend la vie et les évènements comme ils viennent.

AKWAABA !

Enfin, après une quarantaine de minutes, l'aube pointe le bout de son nez, je m'écroule sous la moustiquaire !

Il doit être 11 heures. Premier réveil au Ghana. Je réside dans le Great Accra, Dome, dans un quartier résidentiel, Parakuo Estates. La maison est en cours de construction, seul l'arrière du bâtiment est habitable et aménagé sommairement. Ils sont sept à se partager les pièces. Ils ont entre 28 et 40 ans. Célibataires, les copines de deux d'entre eux logent ici régulièrement. Nous serons donc 8 à nous côtoyer quotidiennement.

La première surprise est de découvrir la washroom : un "vrai" wc. Pour la douche, un grand bac carrelé. Il faut aller remplir un grand seau dans les cuves de réserve d'eau; et avec un petit seau on se mouille, on se rince... à l'eau froide ! On s'habitue, même si pour laver mes longs cheveux, ce n'est pas la gloire ! Enfin, il y a 30°... ici, et puis ça réveille !

Vivre à l'africaine... une découverte de chaque instant, un rythme nouveau.

Je suis très heureuse de faire connaissance avec mon hôte. Nana. Mon anglais n'est pas au top,mais on se comprend, c'est l'essentiel. Pas de café ! Ils n'en boivent pas. Pas de thé, non plus. Du Milo, un cacao ? qu'il prépare avec de l'eau chaude... j'aime pas vraiment. Ma première sortie sera donc dans le quartier pour trouver une échoppe et acheter du nescafé, du pain et du chocolat à tartiner. Le bon pain de chez nous va aussi me manquer, ici c'est un pain de mie tout mou. Je découvre donc qu'ils ne prennent pas de petit déjeûner, mais font deux repas complets par jour. Et, "oh bonheur", mangent du poisson, beaucoup de poisson. Là, je suis comblée. Je vous recommande le tilapia grillé, un délice ! La dorade fumée.... comme viande, du poulet essentiellement; ou des feuilletés farcis avec du hachis épicé, très bon !

Je découvre le quartier. Un très beau quartier. De grosses villas, pour les construire il faut compter certainement entre 450 et 750.000 euros chez nous. Selon le nombre de chambres, les commodités, avec garage, grand jardin, les loyers vont de 450€ à 1.500 € par mois. Au Ghana, pour louer il faut payer cash pour deux années voir trois. Ce qui explique que la population vit le plus souvent dans de petites maisons d'une ou deux pièces, ou des cabanons. On cuisine et on se douche à l'extérieur.

Je suis donc dans un quartier que je qualifierais de luxueux. Habités par des ghanéens qui ont "réussis", qui ont travaillé en Allemagne ou aux Etats-Unis. C'est pour cette raison, qu'on voit beaucoup de ces maisons en cours de construction; ils achèvent leur habitation au fur et à mesure de leurs possibilités financières, de l'argent gagné à l'étranger.

Une part de ce quartier est appelée le quartier libanais...

Toutes ces résidences ont des murs d'enceinte, sur lesquels on peut voir du fil barbelé, des lames de couteaux, des tessons de bouteilles...

Rendez-vous pour ma première sortie vers la capitale en tro-tro... camionnette aménagée en min-bus, mode de transport le plus répandu au ghana, avec les taxis; il y a énormément de taxis : moyens de subsistance pour beaucoup de ghanéens.

Accra, la capitale du Ghana.

Le centre ville est essentiellement le quartier administratif, des affaires, des banques... une ville comme une autre, avec ses artères bondées, ses buildings, ses ronds-points....

Mais le Great Accra, c'est Achimota, Legon, Kaneshie, Alajo, Kokomlemle, Lapaz, James Town, Mamprodi, Tesano, Abeka, Nima, Korle, Labone, Nungua, Sakoman, Mpuase, Dome, Cantonments, Adabraka, Labadi, etc....

Donc déplacements en tro-tro, ces vieilles camionnettes aménagées en mini-bus, à mon avis la majorité ne passent plus à l'autosécurité ? Pas le grand confort, mais j'ai trouvé ce moyen de transport convivial, amusant... parfois long d'attendre en plein soleil, le départ, car le chauffeur ne démarre qu'une fois le véhicule totalement occupé.

Ensuite, relax.... car les embouteillages, c'est l'horreur.

La chaleur est étouffante, du mouvement partout en permanence,

ça klaxonne tous azimuts... des vendeurs à tous les carrefours, gadgets, accessoires, vêtements, essuies-éponges et morceaux de draps (pour s'éponger), osmétiques,boissons,

nourriture,....profitent que la file est à l'arrêt pour proposer leur marchandise. Les odeurs viennent s'ajouter à la chaleur. Odeurs de préparations culinaire se mêlent aux effluves des égouts à ciel ouvert, d'essence, de poisson, de transpiration.... j'avoue que les premiers jours, j'ai dû lutter avec les hauts-le-coeur (ce qui n'aurait rien arranger), mais j'ai réussi et, je confirme : on s'habitue à tout...

Je m'attendais à ce que toute cette effervescence soit très bruyante. Pas du tout !

D'ailleurs je ressents une profonde sérénité ici !

Ici, le respect, la politesse,... toujours et partout !

Oui, les ghanéens sont paisibles, calmes, amicaux... courageux, aussi. Levés dès 5h jusque minuit, voir 2 h du matin; pour faire des petits boulots qui leur permettent de gagner juste de quoi vivre. La misère est omniprésente. Mais ce qu'on voit, c'est le dynamisme, la joie... ce qu'on ressent, leur fierté... ils sont fiers d'être ghanéen, ils le disent, ils le montrent... et ça se voit !

Leur préoccupation, comme nous, assurer leur avenir. Ce qu'ils veulent c'est l'accès aux études, à l'information. Le droit à l'éducation pour tous. Voilà ce dont ils ont besoin en premier. L'école est payante. Les familles sont pauvres. Alors le choix est vite fait. Le premier enfant va à l'école primaire, le temps d'apprendre à lire et à écrire; puis il va travailler pour aider sa famille, et c'est le deuxième enfant qui va à l'école, le troisième n'aura peut-être pas la chance d'y aller...

Et surtout, rares sont ceux qui poursuivront des études secondaires, universitaires... ils aimeraient y accéder pour se former correctement et choisir le métier qu'ils veulent....

Les P.O. Box... juste une adresse postale... l'adresse de la maison, le nom de la rue, la plupart du temps ils ne la connaissent même pas, ils habitent un "lieu-dit" et détiennent un P.O.Box... rendez-vous au bureau de poste pour voir ces murs : étonnant !

Que faut-il voir absolument ? Ne pas manquer ? En fin de page, je vous laisserai les liens indispensables pour compléter votre information. En attendant, je vais continuer à partager avec vous mon expérience.

Accra, à visiter absolument : le Mémorial Kwame Nkrumah, sa statue est magnifique, et les deux bassins juste à ses pieds, avec ses jets d’eau, d’une esthétique parfaite. Ne vous contentez pas de visiter le parc et le mausolée, entrez dans le musée et suivez le guide. Un peu d’histoire, vous aidera à comprendre le Ghana d’aujourd’hui.

Juste à côté, vous trouverez le Centre d’Arts, avec ses expositions de peintures et de sculptures, ses étales d’artisanat local, bijoux, masques, sculptures, instruments de musique, vêtements, tissus (le fameux kente)… Apprêtez-vous à marchander… j’avais la chance d’être accompagnée d’un ghanéen ; ce qui n’a pas empêché les marchands d’annoncer un prix unique à chaque fois, que j’avais l’air intéressée : 50 GHC ! Enfin, j’ai apprécié les négociations de Nana, dur dur en affaires, mon ami ghanéen ! Je suis repartie avec 2 rastas pants = 30 cedis ; 2 colliers + 1 gratuit = 12 cedis ; 1 kora (talk-reading, genre de luth utilisé par les griots) = 6 cedis ; 1 calebasse = 12 cedis ; la négociation la + longue a été pour le djembé que je souhaitais offrir à Nana : 48 cedis, au lieu de 70. Vous serez plus à l’aise à l’extérieur de ce grand hangar, et moins harcelé, si vous vous baladez au milieu des petites échoppes avoisinantes.

Ensuite, descendez vers le vieux port d’Accra. Avec son charme désuet, les pirogues, les impressionnants filets, que les pêcheurs réparent patiemment.

Et toujours, l’Atlantique, magnifique et violent.

Destination, Kokrobite… réputée pour ses festivals et shows, musique reggae, rassemblement de rastas, le Big Milly’s et son restaurant, particulièrement apprécié des touristes, soirées animées et sympas ! Beaucoup dorment sur la plage, avec ou sans tente. Et flotte dans l’air, une odeur… de cannabis. Appelé ici « ganja ». Ben oui. Mais, ils fument tous ici, ce n’est pas spécifique aux rastas. (Attention de ne pas vous faire prendre, vous irez tout droit en prison). Ils fument pour se relaxer : to be fine. Et ils boivent beaucoup, les Ghanéens, pas les rastas… beaucoup de bière. Sur la table, on dépose une bouteille de 1 L de star…… wow !

Très jolie, la plage de Kokrobite… mais je vous recommande de grimper la colline pour découvrir le village. Il y a des chèvres qui circulent librement partout. Vous découvrirez un spot (bar en plein air), une animation musicale (genre MTV music), des chop, où vous pourrez vous installer pour manger, tabourets et table basse, on mange avec les doigts, une bassine, savon, éponge sur la table à votre intention… n’oubliez pas : on se lave les mains avant de manger, pas seulement après !

Ici, la nuit tombe tôt et brutalement, vers 18h (6pm)… et tout le monde se retrouve dans les rues, pour discuter, manger… ados, adultes et enfants,… de super moments à partager.

Le Marché, Achimota et Kaneshie pour trouver les krobos, perles traditionnelles et des tissus.

J’ai envie de profiter du talent des tailleurs installés derrière leur vieille Singer à pédales, et qui réalisent en deux temps, trois mouvements de magnifiques tenues africaines. Des pans de mur entier sont recouverts de ces magnifiques étoffes colorées, avec impressions africaines. Je trouve mon bonheur et demande à la fille de m’en couper 2 hauteurs. Elle annonce 5 cedis, soit 3€. Super ! C’est la patronne qui tient la caisse, et là, surprise… en me voyant (ben oui, je suis blanche) le prix devient 15 cedis. Pas de problème, je prends… et cette pauvre fille qui se fait réprimander. Pas grave, je fais une bonne affaire de toute façon. Mais ce qui me déplait, c’est le principe, à leurs yeux : tu es blanc = tu es riche. A vous de voir et de décider s’il y a abus, ou pas.

Direction Région Lac Volta, un long périple nous attend… plus de 6 heures de tro-tro.

Plus nous nous enfonçons à l’intérieur des terres, plus la végétation devient dense et les arbres immenses. Le long de la route, comme partout au Ghana, se concentrent les activités commerciales. Les maisons en dur sont couvertes de toit en tôle ondulée. Parfois, des huttes avec le toit en paille serrées, elles se font rares mais dans les villages reculés on en trouve encore.

Cette impression d’immensité, extraordinaire. Le lac aussi est immense. Magnifiques paysages, les montagnes se profilent à l’horizon.

Nous arrivons à Ho-Hoe. Trop tard. Il n’y a plus de tro-tro pour Agumasta. Nous trouvons un taxi. Une vieille Opel Astra, déjà occupée… par 3 femmes sur la banquette arrière, et 1 homme à l’avant. Pas de problème, le chauffeur invite Nana à mettre nos bagages dans le coffre et à s’installer à l’arrière, ces dames lui feront bien une petite place ; il est filiforme mon Nana. Et moi, je suis invitée à m’installer entre le chauffeur et le passager. J’espère que mes généreuses rondeurs ne viendront pas entraver le bon usage du changement de vitesse. J’ose à peine respirer, et à chaque virage, je me crispe davantage… il est fou ce taximan, il roule à tombeau ouvert, évite de justesse les ornières ; à mon avis il rêve qu’il est pilote de rallye ! La nuit est tombée, il n’allume pas les phares, mais peut-être qu’il n’y a pas d’ampoules ? dans les descentes, il coupe le moteur… histoire d’économiser l’essence ? quand la route grimpe à nouveau, il redémarre.

Nous arrivons au milieu d’une place. Il stoppe. Il ne va pas plus loin.

Nous allons marcher dans l’obscurité totale pendant une vingtaine de minutes. Je ne lâche pas la main de Nana. Il a l’habitude, moi pas, je n’y vois rien ! Au bout du sentier, on aperçoit enfin des lumières. Nous arrivons à une charmante guest house, tenue par une allemande super sympa. Je vous recommande l’endroit, bien tenu, très propre et on y mange très bien. En plus, la vue est magnifique, la forêt majestueuse, la montagne, on aperçoit les Wli Waterfalls… le jardin avec ses palmiers, ses hibiscus… magique !

J’en profite pour vous dire que le Ghana est un pionnier en matière d’Eco Tourisme. Les sites répertoriés sont très nombreux, dont 16 sont exceptionnels. Donc amoureux de l’Afrique, de la Nature, d’Écologie… n’hésitez pas vous serez comblés ! Voir liens en bas de page.

En route vers Teshie- Nungua. Découverte surprenante et amusante… les funérailles au Ghana. Il ne s’agit pas seulement de les voir courant et chantant, endimanchés dans le quartier où le défunt à vécu, précédés par des hommes qui armés d’un sifflet, annoncent le passage du cercueil porté sur les épaules de 6 ou 8 hommes. Mais des « coffins »… ces cercueils sont de véritables œuvres d’art. Vous pouvez vous faire enterrer dans un cercueil qui représente ce que vous étiez ou ce que vous aimiez le plus en ce bas monde. Il y a des coffins en forme d’avion, voiture, bateau, bouteille (coca-cola ou bière), basket, poisson, lion, etc.…

Ensuite, arrêt obligé à Labadi Beach… réputée. Pourquoi ? à cause de l’hôtel du même nom ? à cause de ses animations du samedi soir et du dimanche après-midi ? le rendez-vous des jeunes ghanéens…Que vous dire ? Bof ! ! ! ! ! ! ! ! Je la trouve peu intéressante, peu authentique… et franchement, très très sale. Et puis, pour la baignade… la mer est très agitée. Enfin, si vous voulez vous noyer… j’y ai échappé de peu, prise entre deux courants, et pas de maître nageur en vue…

Encore un long trajet en tro-tro, entre 5 et 6 heures… en route vers Takoradi, pour rendre visite à Danielle et Olivier, des amis français installés à Busua.

A Takoradi, nous descendons du tro-tro pour prendre un taxi et nous diriger vers Cape Coast, nous y passerons la nuit et visiterons le fort, le matin avant de repartir.

L’hôtel typique africain, sympa et rustique… rien à dire.

La visite du fort, l’histoire de l’esclavage… impressionnant et difficile. Nana ne lâche pas ma main, son visage est fermé…le poids du passé. L’émotion est forte. Je croyais être bien informée…pas assez. Comme moi, vous savez que les esclaves étaient enchaînés. Mais saviez-vous qu’ils étaient marqués au fer rouge comme du bétail. Moi pas. J’en suis malade. Quelle honte !

Bien, encore quelques kilomètres et nous serons à Busua… Au rond point à Dixcove, nous descendons du tro-tro qui continue à droite, alors que Busua, est à gauche.

Il n’y a pas de tro-tro à cette heure, juste des taxis. Allez marchons ! Olivier m’a dit que ce n’était pas loin du carrefour, juste quelques minutes… ils sont sur la plage.

Le tout était de savoir, à partir de quel carrefour ? Nana et moi, en rions encore. Jamais il n’oubliera « on the road to Busua ».

Après une vingtaine de minutes, nous avons dépassé les maisons ; nous rencontrons un vieil homme et nous lui demandons si Busua est encore loin. Il nous demande « vous allez à la mer ». Oui, nous allons à la mer. Il nous répond, je ne sais pas 25 ou 40 minutes. Bien, nous reprenons notre marche. Rien à l’horizon, pas de mer en vue. D’ailleurs rien en vue. Il n’y a rien, ni personne.

Nana me houspille un peu… tu vois bien qu’on aurait dû prendre un taxi… c’est à ce moment, qu’une golfe s’arrête à notre hauteur. Le chauffeur nous demande « où vous allez les enfants ? »…

Allez je vous emmène c’est sur ma route. Il est sénégalais, il vit au Ghana depuis deux ans, il se plaît beaucoup ici. Il nous parle de sa vie, de sa famille et 45 minutes plus tard, nous arrivons à un carrefour en Y, il nous dépose, il continue à droite et Busua c’est à gauche.

Bien, continuons notre marche. Un homme surgit des buissons, une machette à la main. On lui demande si nous sommes encore loin de Busua. L’homme ne répond pas, il rit. Là, je vois mon Nana se décomposer… il se prépare un joint « I need to relax »…j’avoue que j’en ai marre moi aussi. La chaleur, la fatigue, la faim… On n’en voit pas la fin de cette route. Nana me tend son gsm pour que j’appelle Danielle. Nous avons marché, marché, marché… près de deux heures en tout.

Ouf ! Danielle vient nous sauver de ce lacet de bitume qui n’a pas de fin. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons à Busua. L’hôtel est installé au milieu du village, sur la plage… quel bonheur ! L’endroit est charmant, pittoresque et, nos hôtes super sympas !

Une bonne bière, la fraîcheur du large… un peu de repos, bien mérité.

Nous avons faim et envie de fufu. Une gamine nous emmène, au détour d’un dédale de ruelles entre les baraquements. Nous arrivons dans une grande cour. La famille est en train de préparer le fufu, ils sont deux à frapper alternativement et en rythme dans le récipient, à l’aide de longs bâtons… le fufu sera bientôt prêt. Il nous sera servi avec des morceaux de poisson, pour la somme dérisoire de 3 cedis, pour nous deux. Encore une expérience pleine de richesse dans l’échange. Rien ne les étonne, ils vivent l’instant. Extraordinaire.

Nous passons le reste de la soirée avec Danielle et Olivier, et quelques visiteurs…

Ils n’ont plus de chambre disponible et proposent de réserver une chambre à l’hôtel à côté. Séparés ou ensemble ? Ensemble. Nous suivons la fille, lui payons les 20GHC ; elle nous donne la clef, nous montons l’escalier, ouvrons la porte. Chambre très propre, … mais, le lit… quelle journée ! C’est un lit 1 personne. No problem ! Il est tard, tout le monde dort. Pffffffff…

Direction washroom et dodo. Demain on reprend la route très tôt, pour éviter les embouteillages à Accra. Nana m’éveille à 4h30, négocie un taxi pour nous conduire au point de départ des tro-tro. Celui-ci se remplit lentement, nous démarrons, il est passé 5h. Pas de chance, nous arrivons à Accra vers midi et demi. Courage, le temps d’attraper un tro-tro pour Dome et rentrer à la maison, pour une bonne sieste.

Oui, ici, en zone tropicale humide. La sieste, vous n’y échapperez pas. Et je peux vous dire, qu’on dort. Deux, voir trois heures ! Suivre le rythme… de la vie locale.

Etre accompagné d'un local comme guide est un plus incontestable. J'ai été conquise, et vous ?

Pour des informations complètes et sérieuses – http://www.ghana.gov.gh et http://www.touringghana.com.

Hevea
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13 posts
8 avis
1. Re: découvrir le Ghana

Merci pour votre excellente relation de voyage. PoulainHevea

2. Re: découvrir le Ghana

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Supprimé le : 14 avril 2016, 04:16
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